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L'Association Terre Celtique prône les valeurs traditionnelles de la famille, du travail et des cultures ancestrales. Si vous êtes intéressé par le fait de rejoindre une association qui bouge, qui ose manifester son appartenance à la culture Celte et en est fier, si vous aussi en avez assez de subir rejoignez nous afin d'être plus fort, solidaire et unis. Plus qu'une Association nous sommes une famille !!!! Nous vous proposons: Une ambiance qui correspond à vos idées, Des sorties en extérie

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Les femmes Celtes allaient-elles au combat?

 

t-Guerriere012.jpg

Quelques remarques d’érudits sur le forum d’histoire:
http://www.passion-histoire.net/phpBB_Fr/viewtopic.php?p=136247&highlight=&sid=42e740c8edffa06f7b469b0664e53f97#136247

“Les femmes sont intégrées au mythe de Cuchulain lors de son initiation guerrière ?? ( légende celtique la plus ancienne et la plus respectée!)”

” Les femmes guerrières existent dans les récits celtes irlandais mais je n’ai toujours vu que des femmes seigneures de guerres comme exception et pas des cohortes de femmes armées pour le combat. On a toujours affaire à des meneuses d’exceptions tel Boudica en Bretagne.”

“je pense qu’il est possible que les celtes aient été largement influencées par les populations préceltiques qu’ils ont acculturés ou conquis. Il semblerait bien que ces populations pré-celtiques étaient à forte tendance matriarcale contrairement aux peuples Indo- européens qui vont suivre!!!”

UN PETIT DOSSIER POUR VOUS AIDER:

La femme celte
Il faut mentionner un dernier aspect de la société celte : la femme, tant il est vrai que plus de la moitié des hommes en sont. On s’accorde à dire que la situation de la femme celte fut notablement meilleure qu’à Rome, et bien plus que dans la société chrétienne médiévale. La monogamie étant la règle chez les celtes (comme dans toute société indo-européenne), son statut, en Gaule comme en Irlande, différait peu de celui de l’homme : Elle pouvait en effet être propriétaire de ses terres, et pouvait même parfois porter les armes. Il n’était pas en outre une quelconque nécessité de “pureté” lors du mariage (comme ce pouvait être le cas pour les Flamines, à Rome). Certaines femmes celtes célèbres furent même reine, et pas des moindres (Medb, reine d’Ulster, ou Boadicae, voir plus haut).
Il faut aussi se souvenir que c’est la femme celte qui a légué à l’Europe chrétienne le mythe de l’amour pur et magnifique, absolu et librement choisi, par les légendes arthuriennes, mais aussi celle de Tristan et Yseult, de
Deirdre et Naisi (cliquez sur le lien pour la découvrir)… La femme celte est bien la représentation de cet idéal de beauté, de courage et de fidélité (beaucoup d’entre elles préfèreront la mort plutôt que de survivre à celle de leur amant), qui animait le monde et l’esprit des celtes en général, hommes et femmes. La femme celte n’était pas l’égal de l’homme (les celtes n’ont pas inventé la parité…), mais son statut était probablement moins mauvais que dans le reste du monde antique.
SI VOUS VOULEZ ALLER PLUS LOIN DANS L’ARCHEOLOGIE: VOICI L’ETUDE D’UNE TOMBE CELEBRE!

“La princesse de Vix était enterrée avec les honneurs dus à un un homme… Voilà quelques liens:
http://www.gzg.fn.bw.schule.de/heunebg/vix/vixfr.htm
http://www2.cnrs.fr/presse/journal/1624.htm
http://home.nordnet.fr/~glanquetin/histoire/TRESORVIX/vix.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tombe_de_Vix

“Pour ce qui est de la Dame de Vix, il ne faut pas confondre rang social élevé et monde guerrier. Il est vrai que généralement l’un va avec l’autre lorsque l’on fouille les nécropoles de cette période, mais il faut rester très prudent au niveau de l’interprétation. Pendant longtemps, on a cru que les torques étaient l’apanage des hommes mais aujourd’hui rien n’est plus si sûr ! De plus, dans le cas de la Dame de Vix, on ne trouve aucun attribut guerrier : ni épée, ni pointe de lance, ni même la moindre trace de couteau. Si l’importance du mobilier et sa qualité ne peut nous faire douter de l’importante sociale de la défunte, on ne peut, d’après les connaissances actuelles, affirmer qu’elle est enterrée avec les honneurs “dus aux hommes” : tout d’abord, nous ne connaissons absolument pas l’organisation des sociétés du Premier Age du Fer ; secondement, il est tout à fait possible d’être face à une organisation de type matriarcal, ou tout simplement dans un système qui permet aux femmes d’avoir un rang social et peut-être politique ou religieux important”.

“….le fait que l’on mentionne une fois des femmes se battant à la guerre n’est pas une preuve que les femmes étaient des guerrières. Il s’agit peut-être tout simplement d’un besoin de “bras”. Pour prendre un exemple récent, on remarque que pendant les deux guerres mondiales, si les femmes n’ont pas combattu, elles ont pour le reste assumé les responsabilités que les hommes avaient alors… de plus, archéologiquement, rien ne vient confirmer l’existence de femmes guerrières… on est peut être simplement face à une exception, qui, en tant qu’exception, a été mentionnée dans les textes…”

UN DOSSIER SUR LA TOMBE DE LA PRINCESSE DE VIX !

La tombe de la princesse de Vix


Dans le tumulus de Vix découvert en 1953, se trouvait une des plus importantes sépultures princières de la fin du premier âge du fer, et celle qui a livré le plus grand nombre d’importations méditerranéennes (grecque et étrusque).

Le mobilier de la tombe date du V e s. av. J.-C. (vers 500). Le corps de la princesse défunte est paré de ses plus beaux bijoux et sa dépouille a été déposée sur la caisse d’un char dont les roues avaient été démontées et alignées le long de la paroi; on n’a retrouvé que les parties métalliques (moyeux des roues, agrafes de jantes, bandages), le bois s’étant décomposé.

Ont été également retrouvés à l’intérieur du tumulus :


- Un énorme cratère à volutes, en bronze, originaire de Grande Grèce (le fameux vase de Vix); haut de 1,64 m, avec un diamètre maximum à la panse de 1,27 m, il peut contenir un volume de 1100 litres; sa cuve est épaisse de 1 à 1,3 mm, d’où une masse relativement modeste de 208,6 kg - 116 kg sans les anses, qui représentent des gorgones effrayantes. Elles pèsent donc chacune un peu plus de 46 kg, pour une hauteur maximale de 0,55 m. Le pied, qui possède un diamètre à la base de 0,74 m, pèse 20,2 kg.

- Le couvercle du cratère, ayant servi de passoire (peut-être à l’occasion du banquet funèbre); ce chef-d’oeuvre de la chaudronnerie pèse 13,8 kg.


- une statuette de femme vêtue d’un peplos et portant un voile de style archaïque proche de celui des hoplites représentés sur la frise du cratère; cette statuette se trouvait à l’origine sur l’ombilic du centre du couvercle; sa hauteur est de 19 cm.

- Un service à vin se composant:

- d’une phiale en argent à ombilic en or; elle avait été déposée dans la tombe enveloppée dans une nappe végétale; on ignore encore aujourd’hui si cette oeuvre est réellement celtique;


- d’une cruche à vin (oenochoé), en bronze, à bec tréflé, et qui est considérée comme la plus ancienne connue; cet objet étrusque date en effet de la fin du VI e s. av. J.-C.;

- d’une coupe à vernis noir, à pied surbaissé (travail attique datant de 520-510 av. J.-C.);


- d’une coupe dite de Droop, céramique à figures noires figurant un combat entre guerriers grecs et amazones. Ce travail provient d’Attique (530-520 avant J.-C.);

- Trois bassins en bronze, dont un grand bassin à ombilic et deux bassins à anses droites en bronze (travail étrusque du début du V e s. av. J.-C.).
- les bijoux de la princesse:

- un torque en bronze, qui était à l’origine orné d’une lanière de cuir de 1 cm de large enroulée en spirale autour du métal;


- un torque (collier) de la princesse, et que l’on considérait naguère comme étant un diadème; ce travail indigène en or, qui n’a pu être daté avec précision (VI e - début V e s. av. J.-C.), est très influencé par des traditions grecques et orientales;

- les fibules: une en fer, une en fer et en or, deux en bronze, et enfin deux paires en bronze, corail et ambre; ces objets utilitaires (ils permettent de fermer les vêtements) peuvent aussi être assimilés à des bijoux (surtout lorsque des matériaux précieux sont utilisés).

- six bracelets de schiste, de fabrication locale (schiste du Morvan).

- une paire de bracelets polygonaux ; chacun d’eux se compose de 13 perles d’ambre.

Rappelons que tous ces objets faisaient partie du mobilier funéraire de la princesse défunte. On constate également qu’ils datent tous approximativement de la même époque (vers 500 av. J.-C.).

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