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Un PETIT exemple flagrant d’intolérance qui à fait coulé beaucoup d’encre !
(voir article sur la discrimination à l'emploi)
Tous les mercredis soirs depuis début décembre, des militants de l’extrême droite niçoise distribuent aux sans-abri de la ville une soupe annoncée "à base de porc".
Ce menu exclut de fait les personnes dont les confessions proscrivent le porc de leur alimentation, comme les musulmans ou les juifs, ce que dénoncent plusieurs associations. Dominique Lescure, "identitaire et fier de l’être", récuse le caractère raciste de cette "soupe communautaire". "Moi, je n’exclus personne", assure ce militant aux idées proches de celles des catholiques traditionalistes. "Ce sont ceux qui ne mangent pas de porc qui s’excluent d’eux-mêmes. Je ne vois pas pourquoi je m’interdirais, chez moi, dans mon pays, dans lequel le cochon a toujours tenu une place prépondérante, d’en mettre dans une soupe traditionnelle que je veux distribuer en priorité, c’est vrai, à mes compatriotes et aux SDF européens." "Si un musulman se présente, je le sers, mais aujourd’hui les vrais pauvres, ce sont les nôtres", ajoute-t-il. Térésa Mafeis, présidente de l’Association pour la démocratie à Nice (ADN), se dit outrée par "cette soupe de la haine et de "UNE VRAIE DISCRIMINATION". Chaque mercredi soir, acompagnée de représentants de la Croix-Rouge ou du Secours populaire, elle vient "marquer les fachos à la culotte" sur les lieux de la distribution, le port de Nice. "Il n’est pas question de leur abandonner le terrain sans broncher", lance-t-elle avec colère. "Cette soupe clairement revendiquée au porc est une vraie discrimination, une manière de jeter à la figure de ceux qui n’en mangent pas : ’tu peux rester sous tes cartons et crever de faim’" "Nice, c’est pas ça, c’est pas que des fachos, il y a des gens bien aussi, c’est une ville dans laquelle il y a toujours une vraie tradition d’accueil et de partage", ajoute-t-elle, au bord des larmes. Bruno Dubouloz, un autre militant humanitaire niçois, voudrait que cette "soupe de l’extrême droite" soit interdite par la ville, la préfecture ou le procureur de la République. Il juge "lamentable de se servir de la misère pour faire passer un message idéologique". L’adjoint aux Affaires sociales de la mairie, Noël Ayraud, venu assister à la distribution sur le port, doit admettre qu’"une soupe au cochon, ce n’est pas un délit". "Ce que je constate, c’est que ce soir il n’y a aucun musulman dans la rue candidat à un bol de soupe. Comme quoi dans leur communauté personne ne couche dehors et chacun mange à sa faim, la solidarité y est bien plus importante que dans d’autres", fait-il remarquer. A Paris l’année dernière, la distribution de soupe au porc organisée par des associations de la même mouvance que celle de Nice avait été interdite.
ce que dit le coran !
Le Coran autorise la soupe au cochon en cas de faim La soupe au lard, la sourate [5:3] l’autorise. (selon la version du Coran, il peut s’agir des sourates 5:4 et 5:5) :
"Vous sont interdits la bête trouvée morte, le sang, la chair de porc, ce sur quoi on a invoqué un autre nom que celui d’Allah, la bête étouffée, la bête assommée ou morte d’une chute ou morte d’un coup de corne, et celle qu’une bête féroce a dévorée - sauf celle que vous égorgez avant qu’elle ne soit morte -. (Vous sont interdits aussi la bête) qu’on a immolée sur les pierres dressées, ainsi que de procéder au partage par tirage au sort au moyen de flèches. Car cela est perversité. Aujourd’hui, les mécréants désespèrent (de vous détourner) de votre religion : ne les craignez donc pas et craignez-Moi. Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’agrée l’Islam comme religion pour vous. Si quelqu’un est contraint par la faim, sans inclination vers le péché.. alors, Allah est Pardonneur et Miséricordieux."
les SDF musulmans qui ont faim ne se priveront pas!
L’initiative de l’association Solidarité des Français, proche des Identitaires, fait couler beaucoup d’encre. La soupe au cochon qu’elle distribue aux clochards (au sens noble du terme) serait en effet discriminatoire car elle priverait d’un repas gratuit les indigents musulmans et juifs, à supposer que les Juifs pauvres existassent (c’est juste une boutade, ne vous énervez pas ;-). On pourrait y ajouter les végétariens et végétaliens dont l’éthique interdit la consommation de substance carnée et aussi, pourquoi pas, les routards républicains et va-nu-pieds antifas, rebutés non par le porc mais par la Bête immonde.
L’argument des grandes âmes est toujours le même : la lutte contre les discriminations l’emporte sur toute autre considération. Il vaut mieux ne distribuer de soupe à personne plutôt que choisir les bénéficiaires. Tous égaux dans la faim ! C’était la maxime des régimes communistes qui se sont toujours attachés à niveler les hommes vers le bas, à l’exception évidente d’une nomenklatura soigneusement préservée.
Et pourquoi diable ne choisirait-on pas ? Pourquoi la charité devrait-elle être universelle ? Pour des motifs religieux ? Mais je croyais que nous vivions dans un état laïc : on nous casse suffisamment les pieds sur ce sujet. D’ailleurs, il y a des organismes d’entraide catholiques, protestants, musulmans, juifs qui s’adressent prioritairement à leurs coreligionnaires sans que cela n’émeuve personne. Quand le testing aura été légalisé par les députés, il faudra envoyer des huissiers costumés en SDF afin d’évaluer le degré d’ouverture de ces ONG...
Parlons aussi des œuvres sociales liées aux comités d’entreprise et destinées aux salariés et à leurs enfants. Cela me paraît encore plus arbitraire ! Est-il acceptable, dans une république égalitariste, de discriminer les personnes selon leur emploi ? Quelle différence ontologique y a-t-il entre l’enfant d’un salarié d’EDF et le fils d’un employé d’une petite PME ? Pourtant, le premier aura droit à de somptueux centres de vacances dont le second sera irrémédiablement exclu. Et cela ne choque personne !
En république, les enfants sont égaux. Cependant, au quotidien, j’ai une attitude discriminatoire : je subviens au besoin de mes seuls enfants ! Je les nourris, je les habille, je les loge, je veille à leur éducation. Je le fais parce qu’ils sont de mon sang, de ma lignée, de ma race. Je ne ferais pas ça pour d’autres. Cette attitude discriminatoire est en parfaite conformité avec la loi républicaine qui oblige les parents à subvenir aux besoins de leurs enfants et non à ceux des autres. Il s’agit en quelque sorte d’une discrimination positive car les bienfaits sont énormes. On peut certes envisager une société théorique où les enfants seraient « collectivisés » : mais cette société serait horrible et inhumaine. Alors, pour le bien de tous, le principe d’égalité s’accommode de la discrimination familiale.
On le voit, l’argument égalitaire ne tient pas contre la soupe populaire identitaire. D’autant plus que cette dernière s’ajoute aux actions déjà existantes sans leur ôter aucun moyen. On ne prend pas à Mohammed pour donner à Pierre. Il s’agit d’une initiative entièrement bénévole et autonome. Et c’est sans doute cela qui pose problème...
Ces derniers jours, on a beaucoup parlé dans les médias de la loi votée par la Douma visant à contrôler les ONG en Russie : « Vous vous rendez compte ? La Russie est une dictature ! » Et si on parlait un peu de notre république bananière ? Voilà une association, Solidarité des Français, qui ne fait de mal à personne et que l’on cherche à interdire. Pourquoi ? Simplement parce qu’elle n’est approuvée ni par le gouvernement, ni par le Collectif des ONG gouvernementales ! Ce qui est en jeu, c’est l’initiative individuelle, la liberté d’agir selon ses propres motifs. Dans un sens, c’est logique : à quoi bon restreindre la liberté d’expression si on laisse la liberté d’action ? Le fait de mettre du cochon dans la soupe est une manière sympathique et très efficace de faire passer un message : la police de la pensée ne peut donc pas la tolérer. La nomenklatura républicaine craint une Révolution orange comme en Ukraine. Pour l’état, le bon citoyen doit rester devant sa télévision et donner de l’argent pour le téléthon, le sidathon, le tsunamithon, le bounathon, le rathon... pour toutes les causes certifiées justes et bonnes par le clergé laïc de la religion du showbiz. Mais surtout, qu’il ne prenne pas d’initiative ! Si chacun se mettait à faire ce qu’il voulait, où irait-on ?
Autre article : la soupe interdite par le conseil d’état
http://www.association-sdf.com