« Personne ne peut exiger de vous une attitude d’assimilation ou d’adaptation ». C'est le message tout à fait limpide qu'adressa Mr. Erdogan, patron de la Turquie néo-islamiste, à des milliers de turcs lors d'un meeting en Allemagne il y a dix jours. Je suis étonné de voir l'absence de réaction en Europe à cet incroyable plaidoyer qui contrevient avec tout le discours européen, du moins sous sa forme officielle.

Voila ce qu'en conclut Hoplite :

Voici une vision très claire de sa conception de l’intégration des Turcs en Europe : ils restent des Turcs ! Pas plus compliqué que ça mais on avait déjà quelques soupçons sur la question…

Mais il va maintenant devenir beaucoup plus difficile de nous présenter cet homme comme garant des valeurs culturelles européennes.

Si les Turcs vivant en Europe restent des Turcs (et comment le leur reprocher ?), alors ce ne sont pas des européens mais des musulmans constituant une communauté distincte des européens de souche et rejetant les valeurs de ces derniers (laïcité, séparation du politique et du religieux, pluripartisme et liberté de culte, séparation des pouvoirs, égalité homme-femme, etc). Une enclave.

Dés lors cela devient une question de nombre : ces communautés distinctes, faisant sécession part rapport au reste de la communauté nationale et européenne, acquièrent logiquement, par le flux migratoire et leur surnatalité propre, une importance démographique relative suffisante pour imposer des politiques communautaires, des privilèges (lex privata/ loi particulière) au sens propre, débouchant sur une sécession politique, sociale, culturelle, religieuse et territoriale. Du Pakistan au Kosovo en passant par le Liban, l’histoire moderne illustre parfaitement cette tendance à la partition, à l’éclatement, d’états comprenant une forte minorité ou une majorité de musulmans.

si vous ne comprenez toujour pas, c'est désesperant !!!
celte59